Septembre 2005

Dimanche 18 Septembre 2005

116 - Religion : El Hadj Daouda Koné installé samedi, à la grande Mosquée d'Attécoubé, Président du Haut Conseil de l'Imamat et des Oulémas en Côte d'Ivoire (HCI)


Le président du Haut Conseil de l'Imamat et des Oulémas en Côte d'Ivoire (HCI) a été installé, samedi, à la grande mosquée d'Attécoubé. Il se nomme El Hadj Daouda Koné, il est imam à la mosquée de Yopougon Toits rouges. La cérémonie s'est déroulée sous l'autorité spirituelle du Cheik El Hadj Bakary Chérif, président du Front de la Oummat Islamique (FOI) et de la confédération des associations, organisations et Conseils Islamiques de Côte d'Ivoire (CAOCICI).


Le président du HCI est élu pour cinq années renouvelables. El Hadj Daouda Koné veut être le serviteur de tous, comme le recommande le Prophète Mouhammad. Il a placé son mandat sous le signe de la réconciliation et de la fraternité islamique. Invitant la communauté à la pondération, à la persévérance et à la patience, dans leurs actes et propos quotidiens afin qu'ils parviennent ensemble à une harmonie de conscience pour leur émergence. Car les problèmes de la communauté musulmane de Côte d'Ivoire sont pluriels et variés. Mais, c'est dans l'union et la cohésion qu'ils parviendront selon lui, à réaliser la volonté d'Allah : " C'est à ce prix que nous réconcilierons la communauté musulmane en général, les Imams et les Oulémas en particulier ". A-t-il souligné, en invitant chacun à cultiver l'amour du prochain, à éviter la délation, la médisance et la calomnie. "

Un mufti (guide spirituel) a également été désigné. C'est Dr Mustapha Sy, premier docteur en théologie islamique de Côte d'Ivoire.
M. Kouamé Kouao Hilaire représentait M.Oré Gnézé, conseiller spécial du Chef de l'Etat, chargé des cultes, traditions et religions. Il a rappelé aux imams que la Côte d'Ivoire traverse une situation difficile, tout le monde se tourne vers les hommes de Dieu. Aussi a-t-il souhaité que ces derniers soient des intercesseurs, la lumière pour éclairer ceux qui doivent décider.

Le HCI a pour objet de statuer sur toutes les questions relevant de la théologie islamique ; de régler les rapports entre les musulmans et les autres confessions religieuses et aussi de servir d'interface, entre la communauté musulmane et l'Etat.

A la cérémonie, ont été présentés aux imams les représentants de la Côte d'Ivoire au concours mondial de lecture psalmodiée et de mémorisation du Saint-Coran, qui se tiendra, du 20 au 28 septembre prochain, en Libye. Il s'agit de Diarrassouba Abdul Karim et Sanogo Issouf, âgés respectivement de 17 et 14 ans.

Source : Fraternité Matin du Dimanche 18 Septembre 2005

Mardi 6 Septembre 2005

115 - Nécrologie : Le Cheik Anzoumana Konaté repose dans la paix du Seigneur

Rappelé à Dieu, dans la nuit de samedi, le Cheick Anzoumana Konaté, président du Conseil supérieur des Imams et chef de la communauté Musulmane de Côte d'Ivoire, a été inhumé, lundi, au cimetière de Williamsville.

Lundi 5 septembre 2005, Il est 15h55 au cimetière de Williamsville. Les personnes désignées pour la circonstance, procèdent au transfert du corps du Cheick Konaté Anzoumana dans sa dernière demeure. Sous le regard des fils, membres de la famille et des fidèles qui ont effectué le déplacement. Ils étaient nombreux, ceux qui ont voulu rendre un dernier hommage au guide spirituelle de la communauté musulmane. Déjà le matin à Ivosep (Treichville), fidèles, connaissances, autorités religieuses, politiques et administratives, diplomates et bien d’autres personnes venues de partout ont tenu à assister à la levée du corps. Dans un recueillement empreint de spiritualité, les Imams ont entretenu l’assistance sur les qualités du défunt.

Tous ont été unanimes sur l’humilité, la courtoisie et le sens du partage de cette illustre autorité religieuse. «Le Cheick était humilité, rassembleur, plein d’amour et de respect pour les autres», a rappelé l’Imam Cissé Djiguiba. Le directeur de la radio Al Bayane est revenu sur quelques recommandations du Cheick qui ne cessait d’exhorter à l’obéissance de Dieu, à la prière qui, à ses yeux, «sont importantes dans la vie d’un homme». «Le Cheick Anzoumana Konaté ne ratait aucune prière dans sa mosquée. Quand l’heure de la prière arrivait, quels que soient l’importance et le lieu d’une rencontre à la quelle il participait, le Cheick prenait discrètement congé de tous pour aller diriger la prière dans sa mosquée à l’avenue 8, à Treichville. (…)

En outre, il ne manquait pas de rappeler à tous la nécessité de la paix qui est un bonheur inestimable», a témoigné l’Imam Cissé. Qui, tout comme les autres intervenants, ont également rappelé à tous «la finalité de l’homme qui est inéluctablement la mort qui nous rassemble ce jour». Non sans prodiguer des conseils afin de «connaître une fin heureuse et mérité le paradis». A la mosquée de l’avenue 8, ralliée soit à pied pour la majorité, soit en véhicule, les fidèles ont procédé à la prière mortuaire après celle de 13heures. Deux prières officiées par l’Imam Koné Idriss Koudouss, président du Conseil national islamique (CNI). L’Imam Konaté venait ainsi de dire adieu définitivement aux membres de sa communauté et à sa mosquée qu’il fréquentait quotidiennement.

C’est par une procession partie de Treichville et qui a duré plus de deux heures, que l’Imam a été conduit au cimetière de Williamsville, pris d’assaut par de nombreux fidèles qui attendaient là depuis des heures. Personne ne voulait rater cette occasion. Chacun voulait être témoin de cet événement inoubliable et qui a mobilisé des milliers d’individus. Au cimetière, on se bousculait pour mieux voir le corps du Cheick passer. Pour entretenir la foule, des Imams faisaient reprendre en chœur les «La ilah ila la. Alahou akbar» (il n’y a de Dieu qu’Allah. Allah est grand). Pendant les intermèdes, ils prêchaient sur la vie et la mort, tout en invitant chacun à s’y préparer maintenant.

Car la vie d’ici-bas n’est rien. Nous sommes de passage. C’est ici notre dernière demeure», rappelaient-ils. Au moment de la séparation, il était 16 heures passées. L’émotion était à son comble. Des larmes de compassion inondaient les visages. On venait de se rendre compte que «l’homme n’est rien”. Il a été fait à partir de la terre et redeviendra cette même terre. Ainsi va le destin des hommes. Ce sont par des bénédictions faites par des voix autorisées et pour le disparu, sa famille et pour tout le monde que chacun a regagné son domicile avec la satisfaction d’avoir participé aux funérailles du Cheick Konaté Anzoumana. Un guide qui a beaucoup contribué à l’organisation et à l’essor de l’Islam.

Source : Nord Sud Media - Mardi 6 Septembre 2005